Mobilisons-nous !

Ailleurs, ils ont réussi : pourquoi pas nous ?

Les néerlandais parcourent 11 fois plus de kilomètres à vélo que les français. Pourtant, le deux roues n’est pas inscrit dans leurs gènes ! Ils ont du se mobiliser et faire preuve d’une forte détermination dans les années 70 pour exiger des pouvoirs publics des pistes cyclables en site propre, séparées et protégées du flot automobile. Il en fut de même à Strasbourg, première ville cyclable française et 4e mondiale. C’est en octobre 75 que la mobilisation a commencée, lorsqu’une mère de famille décède à vélo, écrasée par un camion. Aujourd’hui, plus de 50% de ses habitants s’y déplacent à bicyclette sur 560 km de piste, en toute sécurité.

Comment les néerlandais ont obtenus leurs pistes cyclables (cliquer sur la molette Réglage en bas à droite pour mettre les sous-titres en Français !)

Mais que devient le Plan vélo de la région ?

Le plan vélo, adopté en mai 2017 par la Région Ile-de-France, a acté ces pistes cyclables, mais où sont elles ? Comment accepter l’inertie des pouvoirs publics sur ce sujet alors que la circulation routière est responsable de 35 % des émissions de gaz à effet de serre ainsi que des émissions de particules fines et d’oxydes d’azote provoquant des maladies respiratoires qui tuent 50 000 personnes par an en France. Pourtant rien n’est fait pour encourager le report de la voiture vers le vélo : aucune solution n’a été proposée aux usagers pour leur sécurité, aucun projet de piste cyclable n’a vu le jour pour créer des liaisons sûre et confortables sur notre territoire du Val d’Yerres – Val de Seine..

Préservons notre santé et notre environnement

Partout, les habitants se mobilisent pour des aménagements plus adaptés aux usages d’aujourd’hui : des pistes cyclables en site propre, la continuité du réseau, des parkings à vélo, des ateliers de réparation, des écoles, etc. Il est temps que les citoyens fassent entendre leur voix pour que leur sécurité et leurs besoins soient pris en compte. Les accidents, les incivilités, la pollution, les nuisances sonores, les trottoirs encombrés de voitures en stationnement comme les embouteillages ne sont pas une fatalité. Le vélo préserve notre santé comme notre environnement. Il nous permet aussi d’aller plus vite qu’en voiture pour les trajets de moins de 3 km en ville et à moindre coût. Enfin, pour les comptes publics, aménager des pistes cyclables coute dix fois moins cher qu’un tramway.

Collectifs et associations s’organisent localement

La fédération pour les mobilités douces en Essonne comme des associations locales – Vélyve, la Vélo-école de Brunoy, l’Association Locale pour l’Environnement à Juvisy, etc. – s’organisent… sans oublier L’Attribut de Draveil qui ouvre toujours son atelier de réparation de vélo un dimanche sur deux. Une pétition demande au département « la création, dès 2018, d’une voie cyclable sécurisée sur le pont reliant Draveil à Juvisy », un passage particulièrement dangereux. Dès maintenant, nous prenons acte de la décision du département et de F. Durovray par article de presse (Le Parisien) qu’une piste cyclable est à l’étude. Nous demandons que cette piste soit protégée et que ce projet soit déclaré d’intérêt général avant la fin de l’année pour qu’une enquête publique puisse se dérouler en 2018.

Retrouvez-les à la Fête de la transition … celle des possibles !

L’attribut de Draveil coorganise la Fête de la transition 2017 avec Territoires en Liens. Nous vous invitons à retrouver ces citoyens et ces associations et bien d’autres le dimanche 1er octobre pour vous informer et agir, ne serait-ce qu’en signant cette pétition !